Pour des raisons de pratiques, nous changeons notre adresse blog. La suite de nos aventures se trouve ici : http://www.travelpod.com/travel-blog/kiko59/1/tpod.html
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En chemin vers la Thailande, nous en profitons pour nous arrêter 2 jours à Singapour. Cette ancienne colonie anglaise a réussi à s´émanciper et à se développer seule suite à sa décolonisation, contrairement à la majeure partie des territoires colonisés qui souvent une fois les colons retirés s'engouffrent dans le chaos et la pauvreté. Ici, ca n'est absolument pas le cas et on s'en apercoit assez rapidement. Singapour est une ville, une île, un état qui vit du business et de la sur-consommation de ses habitants et des touristes qui viennent acheter. Il y a d'immences centres commerciaux partout. C'est le paradis des geeks. D'ailleurs, nous en avons profité pour changer notre objectif cassé et acheter 2-3 bricoles. Et oui, difficile de résister.
A part ce côté très superficiel, Singapour dispose de petits quartiers charmants: le Little India est un quartier indien comme son nom l'indique. Les indiens représentent 7.9% de la population singapourienne. C'est là que nous avons loué notre chambre. Ce quartier est plutot sympa, un peu bordellique avec pleins de petites échoppes, restos pas chers et temples. Bref, tout ce qu'on aime.
Le quartier Kampong Glam est malaysien (14% de la population) et donc musulman, très sympa églament avec des petites maisonnettes colorées dotées de charmantes fenêtres et volets à la francaise, une très jolie mosquée et de supers bons restos.
Près de la CBD, on retrouve un des quartiers principaux de la ville, peuplé de chinois (76% de la population). C'est un quartier typiquement chinois avec des boules rouges et dorées traversant les ruelles, des échoppes de déco et accessoires bouddhistes. Ils vendent de tout ici : on a même pu voir un T-Shirt avec la croix gammée et juste à côté un T-Shirt avec l'étoile juive. Mouais... pas sûre qu'ils soient très au courant de l'histoire européenne. On a également croisé une rue nommée rue Pétain. Bref, pour nous c'est du délire immoral plus que de la provocation mais bon, ils ne doivent pas être au courant...
Kakadu, site
classé au patrimoine mondial de l'Unesco, est le plus grand parc
national de l'Australie avec 19000m2. Sa frontière naturelle avec la
Terre d'Arnhem est constituée par une ligne impressionnante de
rochers de 100 à 200m de haut qui serpente sur 500km : « The
Escarpment ».Le plateau d'Arnhem est délimité par cet
escarpement au pied duquel court à l'infini la grande plaine de de
Kakadu, quasi vide de toute habitation. L'intérieur de la plaine
marécageuse est le fief des buffles et sangliers sauvages, des
varans préhistoriques, des serpents venimeux mais aussi des
crocodiles d'eau de mer, monstres de 5 à 6m qui remontent le lit des
rivières. Les tribus aborigènes vivent surtout dans la Terre
d'Arnhem, l'accès aux touristes est strictement règlementé.
Proclamée territoire aborigène en 1931, la Terre d'Arnhem est le
dernier grand bastion des tribus traditionnelles. Par faute de temps
mais également car nous n'avons pas oser nous livrer à une sorte de
voyeurisme, nous n'avons pas franchi les limites de cette terre.
Notre séjour à Kakadu nous a enchanté. Nous avons beaucoup appris sur la culture aborigène notamment grâce aux visites des sites de peintures rupestres sur roches de Nourlangie Rock et Ubirr Rock. Certaines peintures datent de 20 000ans. Elles peuvent représenter des personnages du Dreamtime (le moment de la création du monde), des mains, des animaux (tortues à long cou, tortues à nez de cochon, barramundi, poisson chat, mulet, wallabies, goanas, serpents...), des personnages dansants. Parfois, on peut y voir la représentation de l'homme blanc par une peinture d'un bateau ou celle d'un homme fumant la pipe. Sont associées à ces peintures, des histoires, celles de la création du monde. Le Rainbow Serpent ( Garranga'rreli), peint à Ubirr, est l'être créateur des collines, lacs, rivières, montagnes et toutes les formes géologiques. Il serait venu ici imprimer son empreinte. Il reste caché dans les rivières et peut être réveillé par les cris trop forts des enfants. Si il vient à sortir de son sommeil, il peut devenir terrifiant et avaler tous les enfants sur son passage. Voilà, le genre de petite histoire racontée aux enfants pour les empêcher de crier. Chez nous, c´était le loup garou. Chaque petite histoire a sa morale. Les peintures les plus récentes (1500 ans) sont de style « rayons X » car elles représentent le squelette des êtres peints.
La vue des rochers d'Ubirr sur la plaine du Kakadu est superbe... des étendues vertes marécageuses parsemées de billabongs (sortes de mares).
Nous avons également visité Kakadu en bateau en parcourant la Yellow Water, une lagune recouverte de fleurs et nénuphars et habitée par un nombre impressionnants d'oiseaux différents mais aussi de reptiles terrifiants que nous avons pu observer de près... grrrr... les crocos sont vraiment énormes. Nous en avons vu de 4m de long et franchement je comprends que ce mastodonte puisse facilement tuer un homme ou même un buffle.
Bon, et puis
c'est pas parce qu'on est en voyage qu'il faut oublier mon
anniversaire. On est un peu en avance mais pour l'occasion on s'est
payé un petit vol en avion au-dessus du Parc de Kakadu et de la
Terre d'Arnhem... époustoufflant!!!!!!!! Ça vaut vraiment le coup
car ce qu'on voit du ciel est vraiment différent de ce qu'on peut
observer depuis sa voiture. Nous avons été voir les fameuses Jim
Jim Falls, hautes de 150m, et Twin Falls qui ne sont visibles que
depuis les airs en cette saison... saisissant! Les falaises
délimitant le plateau d'Arnhem et la plaine de Kakadu sont bien
visibles vu d'avion. Nous avons pu observer également les nombreux
feux. Pas des feux criminels ou accidentels mais des feux contrôlés.
En fait, après la saison des pluies, en Avril et Mai, les aborigènes
brulent les terres pour les nettoyer et permettre aux jeunes pousses
d'éclore, fournissant ainsi de la nourriture pour la saison sèche.
Ces feux sont totalement contrôlés par l'homme.
La plupart des promenades dans le « wetland » sont encore fermées en raison de la présence de crocodiles d'eau de mer. Et oui, les eaux sont vraiment infestées de ces monstres marins. Il y a des panneaux partout et franchement, pour le coup, on préfère suivre leurs conseils. Même si les chiffres officiels de mort sont bas (1 mort par an), on n'y croit pas vraiment. Ces monstres sont partout, même sur les berges. Du coup, la moindre sortie nocturne pour une envie pressante est un vrai calvaire car on a toujours peur de voir deux billes jaunes briller dans l'obscurité. Papa, Maman, rassurez-vous, à part en bateau, nous n'avons pas croisé de crocos :-)
Nous finirons notre tour de Kakadu par une petite visite au Window on the Wetland, un centre d' information sur la faune et flore de Parc, très intéressant...Puis retour sur Darwin ou nous passons une dernière journée avant de nous envoler pour Singapour.
Voilà, l'Australie, c'est terminé désormais. Ce pays nous aura offert des expériences et découvertes magiques et inoubliables. C'est un peu le cœur lourd que nous le quittons après plus d'un an et demi passé ici. Mais il nous tarde aussi de retrouver notre bonne culture française, ses baguettes, ses fromages, ses bons vins et bien sur notre familles et nos amis.
Après une journée de repos sur Darwin, nous partons pour le Litchfield National Park avec notre nouveau van. Et quel van! Ce dernier est équipé d'un frigo et d'un micro-onde. Et, cerise sur le gâteau, sur 1m2, sa hauteur nous permet d'être debout à l'intérieur! Le Parc National est le fief d'un regroupement de termitières géantes. Ces dernières peuvent atteindre 5 mètres de hauteur et 50 ans d'age. L'orientation identique par rapport au soleil de ces monticules en forme d'immenses pierres tombales donne à l'endroit un aspect étrange. Impressionnant! Le Parc abrite également des piscines naturelles et chutes d'eau à couper le souffle: les Florence Falls dans les quelles nous avons pu nous baigner et les Tolmer Falls que nous avons pu observer depuis un promontoire. Et vu la chaleur, ces petits paradis rafraichissants sont les bienvenus. La saison des pluies étant tout juste terminée, nous avons la chance de voir ces chutes d'eau avec un gros débit d'eau. L'eau provient des pluies passées et non des glaciers comme chez nous. C'est d'ailleurs assez étrange. Il y a un flot continu et intense d'eau. Le coté plus néfaste de cette saison sont les moustiques par contre. Ils sont omniprésents. Mes jambes et bras peuvent en témoigner.
8-29-30 Avril - Broome
A peine
arrivés à Broome, nous sommes subjugués par le changement de
décor. Est-on vraiment dans le même pays qu'à Perth? Ici, la terre
est d'un rouge presque sang, les quelques touffes de végétation qui
arrivent à en percer la croute sont vert bouteille, l'océan est
d'un bleu turquoise et la sable est ocre. Bref, un mélange de
couleur et de formes auxquelles nos yeux sont peu habitués. L'air
est très chaud, sec et poussiéreux. On reconnaît immédiatement la
proximité de l'Outback ou le Centre Rouge, pour l'avoir vu en film
et en avoir lu la description dans des livres. Nous logeons dans un
super backpacker avec piscine, le luxe. Ici, tout est plutôt haut de
gamme et donc cher. Heureusement que nous n'avons que 3 jours à y
passer avant notre départ pour Darwin en 4x4. Nous avons loué un
scooter , ce qui nous permet de faire le tour des environs.
Gantheaume Point est notre première destination. Ganteaume est un
explorateur français qui aurait été un des premiers à venir en
Australie. Les anglais ont anglicisé son nom en y rajoutant un 'h'.
Les français ont été les premiers explorateurs à explorer la cote
Ouest. C'est pour cela que de nombreux caps de la région portent un
nom français. Le Point Gantheaume, situé au sud de Broome nous
sidère par sa beauté. C'est la première fois que nos yeux
s'ouvrent sur de tels paysages. Des rochers aiguisés et stratifiés
superposant le rouge, l'orange, l'ocre et le jaune émergent de
l'océan et bordent celui-ci tels des stalactites agencés
anarchiquement. Sous le soleil couchant, le rouge se fait sanglant.
C'est tout simplement sublime. Town Beach, une plage à l'Est de
Broome est le lieu d'un phénomène assez étrange les soirs de
pleine lune et de marée basse. Le reflet de la lune qui se mire sur
le sable ondulé et encore mouillé de la plage serait comme un
escalier d'or. Or cette nuit est une nuit de pleine nuit et la marée
devrait être basse en fin d'après-midi. Nous filons avec notre
scooter vers cette plage et nous arrêtons dans une sorte de resort
(complexe hôtelier) où baignés dans une atmosphère musicale aux
doux sons du didjeridoo, quelques personnes admirent ce cher escalier
d'or. La lune, énorme et orange, se lève à l'horizon se mirant en
effet dans le sable découvert par la marée basse. Et un reflet
stratifié et doré apparaît. On pourrait comparer cela à un
escalier, pourquoi pas. En tout cas, le phénomène est superbe à
observer et nous sommes assez fier d'avoir la chance de pouvoir le
voir. C'est les yeux pleins de superbes images que nous rentrons pour
une nuit bien méritée.
Notre troisième journée à Broome sera marquée par un bon glandage à la piscine de l'hotel avec deux français rencontrés sur notre chemin et la découverte d'une autre plage super sympa, la Reddell Beach. Broome est une ville sympa mais on n'y resterait pas des semaines non plus. La population aborigène y est beaucoup plus présente que dans les villes de la cote est. Malheureusement, on retrouve souvent ces derniers trainant dans les centres commerciaux et aux portes des magasins de vente d'alcool. C'est bien triste et c'est très souvent le cas des civilisations dont on a pris le territoire (cf les indiens, maoris, aztèques ou bien d'autres,...).
1er Mai 2010-10 Mai 2010 : Broome-Darwin via la Gibb River Road
Ce matin, c'est avec une grande excitation que nous posons nos pieds hors du lit. Enfin... il est tout de même 5h du mat, il faudra surtout attendre d'avoir pris notre précieux ptit déj et notre douche avant de réaliser ce qui nous attend. Nous allons parcourir les territoires sauvages et quasi vides d'âmes humaines du Kimberley. Le Kimberley a une superficie de 400 000 km2 et compte à peine 30 000 habitants (dont 15 000 à Broome). Pour ce, on a choisi de passer par un tour. Ça n'est pas que l'on soit fan de ce genre d'organisation mais la Gibb River Road est une piste plutôt bien costaud que seul un 4x4 conduit par un très bon chauffeur peu arpenter. De plus, ca ne nous fera pas de mal de rencontrer des personnes. La fameuse « Gibb River Road » a été aménagée en 1964 pour acheminer le bétail des ranchs isolés. C'est donc 650km de piste qui nous attendent. Nous voyagerons en compagnie de 13 autres personnes. Il y a tout d'abord Wombat, le chauffeur, un australien typique qui mâche ses mots entre ses dents, avec un chapeau de cowboy et un bon gros bidon. Puis, deux anglaises, une australienne et une suédoise d'environ 25-30 ans plutôt sympathiques. Il y a aussi Arnold, un hollandais typiquement hollandais, qui aime rigoler, prendre du bon temps et surtout boire des bières. Alex est lui suisse, un vrai jeune backpacker qui pense... alcool bien évidemment. Sharon et George, un couple de retraités américains vivant à Hawaï sont les plus âgés. Ils doivent avoir 70 ans mais quel dynamisme ils ont! Patrick est lui suisse mais d'origine mexicaine. Et puis, nos deux derniers acolytes sont italiens: Pietro & Marcello. Les pauvres, ils ne parlent pas un mot d'anglais mais nous font bien rire aussi. Voilà notre petit groupe. Plutôt mixte, ce qui est bien. Nous avons un gros bus 4x4 pour 20 personnes et donc largement assez grand pour nous. Une fois les brèves présentation faites, nous voilà sur la route, les yeux encore à moitié fermés par le sommeil.
1ere journée; Tunnel Creek
La région que nous traversons a été colonisée par les blancs au XVIIIe et fut le centre d'une grande bataille avec les aborigènes qui refusaient l'invasion des blancs. L'histoire veut que Pigeon, l'investigateur aborigène de cette révolte fut venu se réfugier dans la grotte de Tunnel Creek (euh oui, les australiens sont toujours très créatifs dans la nomination de leurs lieux)
Nous qui voulions voir des crocodiles, nous voilà servis! Dès l'entrée de la grotte ont nous explique qu'il y a ici une grande population de crocodiles d'eau douce MAIS qu'ils ne sont absolument pas dangereux et restent inoffensifs pour l'homme... mouais, je n'y mettrais pas ma main à couper. Quoi qu'il en soit, pas de chichis, nous mettrons tout de même les pieds dans l'eau en arpentant le tunnel qui est dans le noir. Donc si il y a crocos, à part 2 petites pupilles oranges, on ne verra rien... grrrrrrr. Mieux ne vaut pas y penser. De toute façon, la gorge est d'une telle particularité géologique que nos yeux sont plutôt rivés sur les stalactites et les formes étranges qui nous entourent. Enfin, j'avoue que mes yeux étaient tout de même fixés dans les recoins obscurs quand je traversais les cours d'eau.
Notre tour commence merveilleusement. Nous sommes subjugués par ces paysages si dépaysants. La terre est rouge et parsemée de gros baobabs, de termitières géantes et d'eucalyptus. La piste d'un rouge sanglant est droite, rien ne la traverse et rien ne la borde. Pas une habitation, ni un humain à l'horizon. On croise tous les 300 kilomètres une vielle station essence avec une petite boutique. Mais ca reste très rustique. Bref, pour ceux qui sont à la recherche de grands espaces, à peine effleurés par la main de l'homme, des espaces arides et très sauvages, où un être humain moderne seul ne pourrait survivre plus d'une semaine, le Kimberley est l'endroit idéal.
2e journée : cascades et piscines naturelles
Notre deuxième journée dans le Kimberley sera marquée par des randonnées et baignades dans des piscines naturelles d'une limpidité sans défaut et souvent agrémentées de chutes d'eau et bordées de plantes et roches rouges. On se croirait dans les pubs pour gel douche Tahiti. Bref, des photos valent mieux qu'une longue et fastidieuse description de ces endroits tout simplement magiques :
3e jour : La nuit dans le bush
Bien sur, cette troisième journée ne se résume pas qu'à une nuit dans le bush. Nous avons également randonné et nous sommes baignés encore une fois dans des bassins sublimes, sous des chutes d'eau extraordinaires.
Le soir, nous avons installés nos swag (sortes de matelas avec couverture intégrée, truc de l'armée) en plein milieu du bush, sous la voie lactée et les milliards d'étoiles qui parsèment la voute céleste. Ce n'était pas un hôtel 5 étoiles, mais bien mille étoiles... Ça aurait pu être une nuit de rêve, une nuit à la belle étoile dans un endroit éloigné de tout signe de vie, avec une vue sublime sur un lac et des montagnes... mais pour ma part, ce fut loin d'être le cas. Le silence profond de la nuit s'est subitement métamorphosé en concert de bruits rauques et bien masculins, j'ai nommé le ronflement. Non, ca n'était pas Antoine mais quasiment toute la gente masculine qui nous accompagne. J'ai du déménager 3 fois dans la nuit avec de partir bien loin de tout le monde dans les rochers finir ma nuit. Et oui, voilà les aléas des voyages en groupe. En tout cas, je crois bien en avoir fait rire plus d'un le matin venu lorsqu'ils m'ont vu reclue dans mon petit coin.
4e jour : El Questro Gorge
El Questro aurait pu être le nom d'un bel aventurier espagnol qui au cours d'une escapade aurait découvert la sublime Gorge qui porte son nom aujourd'hui' hui...mais non. Il y a de cela plus d'un siècle, des colons anglais se saoulaient avec des voyageurs espagnols. Le lendemain de cette grosse cuite, ils cherchèrent en vain le petit bout de papier sur lequel les espagnols avaient écrit leur nom. Ils ne le trouvèrent pas mais, essayant de se rappeler des prénoms de leurs acolytes espagnols, ils nommèrent tout de même l'endroit El Questro, nom qui ne veut rien dire du tout finalement.
Malgré cela, la région est superbe encore une fois, truffée de chutes d'eau et piscines naturelles.
5e et 6e jours : les Bungle Bungle
Les Bungle Bungle sont un des gros points d' intérêt de la région. Il s'agit d'un ensemble géologique très particulier. Il y avait ici autrefois un plateau. Des cours d'eau ont creusé la roche, formant ainsi de profondes gorges séparant des gros blocs de roches qui, avec l'érosion se sont transformés en une accumulation de gros rochers arrondis. C'est un paysage qui pourrait se rapprocher de la Cappadoce, en Turquie. Seulement ici, la roche est nettement stratifiée. On peut y observer clairement une alternance de lignes rouge et lignes noires. Le rouge est du à la présence de fer dans le sable et le noir aux cyano-bactéries qui s' y sont formées.
Nous passerons une nouvelle fois la nuit dans le bush, éloignés de tout. C'est rustique. Si jamais vous prend l'envie d'aller aux toilettes, il faut creuser votre trou à la pelle et bruler toute trace... autant dire qu'on préfère se retenir. Prenant leçon de notre dernière nuit dans le bush, j'ai bien évidemment pris le soin de m'éloigner de tout potentiel ronfleur. Finalement, les nuits à la belle étoile, c'est pas si mal.
7e jour : Molly Spring et Lac Argyle
Nous quittons les pistes pour la route goudronnée. Nous voilà sur le chemin vers Darwin. Un arrêt à Molly Spring vient agrémenter notre journée en voiture. Puis, changement radical avec nos nuits dans le bush, nous dormirons ce soir dans un VRAI camping, avec douches, toilettes et, la cerise sur le gateau... une piscine! Et quelle piscine! Elle nous offre une sublime vue sur le lac Argyle et les montagnes environnantes. Le reste du groupe part s'offrir une croisière sur le lac au coucher de soleil. Nous préférons garder nos économies pour d'autres activités à Kakadu et en profitons pour nous prélasser à la piscine, lire et peindre un peu.
8e et 9e jours Katherine National Parc
Les deux derniers jours sont plutôt consacrés au retour vers Darwin. Nous roulons en moyenne 6h par jour. Pou notre dernier diner, Wombat nous a concocté une sorte de kangourou bourguignon avec une purée de pommes de terres et un crumble aux pommes pour le dessert. On aura été plutôt agréablement surpris par la nourriture au cours de notre tour. Le midi, nous avions en général une salade ou sandwich et le soir, du poisson ou de la viande. Bon, ca vaut pas notre gastronomie française mais c'est pas mal.
Notre tour se finit donc ici. Ces 9 jours en compagnie de 13 autres voyageurs n'ont pas été pour nous déplaire. Il est toujours agréable de rencontrer des gens et de pouvoir partager nos différentes expériences. Le Kimberley est une région vraiment différente de ce que nous avions pu voir de l'Australie. Pour ceux qui ont vu le film « Australia », ca y ressemble. Maintenant, nous partons pour les contrées plus vertes du Northern Territory.
Après avoir atteint la pointe sud ouest de l'Australie, le cap Leewin, phare du croisement de l'océan indien et de l'océan pacifique, nous prenons la route pour la côte sud qui est bordée de forêts d'arbres géants, les karris. Ces arbres de plus de 60m de hauts sont âgés de 300 à 400 ans. Nous nous arrêtons pour une petite promenade autour du lac du Beedelup National Park, ballade très agréable aux chants des oiseaux qui s'eveillent doucement.
Puis, plus à l'est, nous allons rendre visite à ces arbres géants de plus près en arpentant les ponts suspendus de la vallée des géants, situés à 40 m de hauteur qui nous permettent d'approcher la cîme des karris. (Walpole)
Nous retrouvons la côte sauvage après Walpole et nous embarquons pour une promenade sans fin le long de la Conspicious Beach, plage magnifique mais loooonnngue. Enfin, les distances sont parfois bien deformées lorsqu'on a l'estomac criant famine, ce que nous avions lors de cette ballade.
Puis un tour par Albany nous rappelle encore une fois la violence de la mer. Le trou de l'Enfer des Sables d'Olonne est de la gnognotte par rapport aux crevasses formées par la mer ici. Les courants viennent s'entrecroiser, créant comme une tension d'où jaillit une vague énorme qui vient s'écraser avec force et violence sur les parois rocheuses de la falaise. Puis l'ocean aspire l'eau comme un ôgre affamé qui ne voudrait rien laisser en reste et cette bataille des éléments recommence. Que nous sommes petits et faibles face à la nature!
Apres Albany, il est temps pour nous de remonter vers Perth. Sur le chemin, nous nous arrêtons à la Tranquility Farm, une ferme située à Jalingup. Nous sommes très gentiment accueillis par une dame qui entretient une passion avec les animaux. Avec son mari ils construisent des abris, c'est leur principale activité. On pourrait croire qu'ils sont fermiers, mais non. Ici, cohabitent des moutons, un chameau, des kangourous, des émeus, des autruches, des chevaux-nains, des chevaux, des perroquets, des chiens, des dindes, des paons, des pintades, des poules, des oies, des vaches et un possum. C'est assez génial de les voir se jeter tous en même temps sur la nourriture qu'on leur donne. La plupart vivent ensemble dans le même enclos et il n'y a pas de problème, quelles que soient les races … cela laisse rêveur.
Avant notre retour sur Perth, un petit passage par Rottnest Island s'impose. Cette ile se prenomme ainsi car les hollandais qui l'ont decouverte avaient cru voir des tas de rats (Rotte) qui sont en fait des quokka, un petit marsupial. Nous avons loué un velo et fait le tour de cette très charmante ile.
Voilà, notre périple dans les terres du sud ouest de l'australie touche à sa fin. Il est temps pour nous d'aller découvrir le nord du Western Australia et les Northern Territories.
Après avoir atteint la pointe sud ouest de l'Australie, le cap Leeuwin, phare du croisement de l'océan indien et de l'océan pacifique, nous prenons la route pour la côte sud qui est bordée de forêts d'arbres géants, les karris. Ces arbres de plus de 60m de hauts sont âgés de 300 à 400 ans. Nous nous arrêtons pour une petite promenade autour du lac du Beedelup National Park, ballade très agréable aux chants des oiseaux qui s'eveillent doucement.
Puis, plus à l'est, nous allons rendre visite à ces arbres géants de plus près en arpentant les ponts suspendus de la vallée des géants, situés à 40 m de hauteur qui nous permettent d'approcher la cîme des karris. (Walpole)
Nous retrouvons la côte sauvage après Walpole et nous embarquons pour une promenade sans fin le long de la Conspicious Beach, plage magnifique mais loooonnngue. Enfin, les distances sont parfois bien deformées lorsqu'on a l'estomac criant famine, ce que nous avions lors de cette ballade.
Puis un tour par Albany nous rappelle encore une fois la violence de la mer. Le trou de l'Enfer des Sables d'Olonne est de la gnognotte par rapport aux crevasses formées par la mer ici. Les courants viennent s'entrecroiser, créant comme une tension d'où jaillit une vague énorme qui vient s'écraser avec force et violence sur les parois rocheuses de la falaise. Puis l'ocean aspire l'eau comme un ôgre affamé qui ne voudrait rien laisser en reste et cette bataille des éléments recommence. Que nous sommes petits et faibles face à la nature!
Apres Albany, il est temps pour nous de remonter vers Perth. Sur le chemin, nous nous arrêtons à la Tranquility Farm, une ferme située à Jalingup. Nous sommes très gentiment accueillis par une dame qui entretient une passion avec les animaux. Avec son mari ils construisent des abris, c'est leur principale activité. On pourrait croire qu'ils sont fermiers, mais non. Ici, cohabitent des moutons, un chameau, des kangourous, des émeus, des autruches, des chevaux-nains, des chevaux, des perroquets, des chiens, des dindes, des paons, des pintades, des poules, des oies, des vaches et un possum. C'est assez génial de les voir se jeter tous en même temps sur la nourriture qu'on leur donne. La plupart vivent ensemble dans le même enclos et il n'y a pas de problème, quelles que soient les races … cela laisse rêveur.
Avant notre retour sur Perth, un petit passage par Rottnest Island s'impose. Cette ile se prenomme ainsi car les hollandais qui l'ont decouverte avaient cru voir des tas de rats (Rotte) qui sont en fait des quokka, un petit marsupial. Nous avons loué un velo et fait le tour de cette très charmante ile.
Voilà, notre périple dans les terres du sud ouest de l'australie touche à sa fin. Il est temps pour nous d'aller découvrir le nord du Western Australia et les Northern Territories.
Nous voilà maintenant en Australie du Sud Ouest depuis 1 semaine. Antoine avait ramené un petit souvenir nommé virus (sans doute la dengue) d'Indonésie, nous avons donc du rester quelques jours sur Perth pour effectuer quelques démarches d'ordre médical. Tout est désormais rentré dans l'ordre et nous sommes partis dans la région de Margaret River en compagnie de notre cher van. Cette région est dotée d'un superbe littoral avec parfois des dunes, parfois une côte plus rocheuse.
Ici, tel un roi se pavanant pour montrer sa supériorité sur chacun, l'océan nous présente son côté le plus fougueux en faisant rouler et s'écrouler avec force des vagues hautes de plus de 5 mètres, prouvant ainsi sa force indubitable sur nous autres, pauvres êtres humains que nous sommes.
Ces retrouvailles avec Mère Nature nous rappellent que nous sommes si faibles par rapport à elle. Nous avons beau chercher à améliorer nos techniques pour tenter de la combattre, il reste évident que nous n'avons rien inventé de plus fort qu'elle. Toutes les couleurs, toutes les formes, tous les assemblages que l'homme croit avoir inventés, sont présents dans la Nature. Il suffit d'un peu d'observation pour s'en rendre compte. Et l'Australie offre cette chance énorme de pouvoir observer des espaces peu influés et détériorés par l'homme, Certains espaces semblent d'ailleurs ne jamais avoir vu un homme déposer ses empreintes au sein de leurs entrailles.
Qu'il est agréable de rester des heures durant au seul bruit des vagues, assis sur des rochers, le vent dans le visage, comtemplant ainsi la beauté de l'océan, sans personne autour.
L'intérieur des terres de la pointe Sud Ouest est un plaisir pour les gourmets. Nous en avons d'ailleurs fait profité nos estomacs en allant visiter une usine de fabrication de chocolat puis une autre de fromage. Un régal. En tant que bon francais, nous avons bien évidemment testé de tout (il y avait aussi des confitures de tout type, de la baguette, des noix, des épices et plein d'autres bonnes choses). Il nous reste à régaler nos papilles gustatives du vin de Margaret River qui jouit d'une réputation plus qu´honorable chez les grands amateurs de vins.
Nous passons nos nuits tantôt dans des campings approriés et payants, tantôt dans des parkings ou squats au bord de la mer. Dans le premier cas, il nous faut payer entre 25 et 40 dollars la nuit, dans le deuxième cas, il faut déguerpir avant 9h sinon le ranger nous vire. Nous sommes également tombés sur un site de camping Anglican super sympa face à la mer entre Busselton et Dunsborough. les proprios nous ont même filé un canoé et nous avons pu naviguer sur une mer d'huile devant un superbe coucher de soleil.
Le temps est plutôt clément jusqu'à présent, sauf ce matin où le temps bien grisâtre nous envoie spasmodiquement une petite giclée d'eau bien froide. On en a profité pour aller réparer notre cuisinière qui fuyait.
Nous continuons notre route vers le sud et comptons encore bien profiter des superbes plages de surfeurs que nous offre cette région.
Petit
cracage beauf d'Antoine.
notre cher campervan au moins 5 étoiles
on reprend les bonnes habitudes : un succulent repas devant un magnifique coucher de soleil _ site de camping anglican
Et oui, il faut se remettre à la cuisine, mais c'est avec plaisir
plage sur le cap naturaliste
autre plage sur le cap naturaliste
l'eau translucide du cap naturaliste. Domage que l'eau soit un peu fraiche, sinon je n'aurais pas hésité à prendre masque et tabas et à plonger observer la faune et flore aquatique
autour de la Smith Beach un peu au sud de Yallingup. La côte sud ouest est longée tout du long par un chemin de randonnée , le `Cape to Cape` un peu long mais superbe.
Antoine prend une petite pose pour aller peindre son aquarelle du haut des rochers, toujours du côté de Yallingup
Les dunes au sud de Yallingup
petite scéance de yoga au sommet des dunes
petit saut dans les dunes
Smith Beach, ca fait rêver non?
Le marché de Fremantle...mmmmm
Petit conseil pour les futurs voyageurs en Indonésie : se méfier des shuttle bus. Nous avons pris un shuttle bus de Kuta Lombok à Kuta Bali pensant que cela nous faciliterait le trajet. Résultat, nous avons du attendre entre 1h et 3h entre chaque étape et au lieu d'arriver à 16h comme prévu par l'agence qui vend les tickets, nous sommes arrivés à 19h30 à Kuta, pas évident pour trouver un hôtel mais au bout du 6-7e hôtel, nous avons enfin trouvé une chambre libre. Alors que dire de Kuta Bali? Pas grand chose à part que cette ville ressemble presque plus à une ville australienne qu'à une ville indonésienne. Il y a des australiens partout, les restos servent des steak frites et des Bintang (bières locales), le mot « party »est affiché tous les 2m, la plupart des magasins sont occidentaux, voire australiens, il y a peu de boutiques traditionnelles. Cette ville est très bruyante. Entre, le bruit des scooters , des voitures, des australiens bourrés, des concerts différents dans chaque bar, des mecs qui supplient avec insistance d'acheter quelque chose dans leur échoppe, il est difficile de rester calme et détendu. Bref, vous l'aurez compris, nous n'avons pas vraiment aimé Kuta Bali. En fait, nous avons même détesté cette ville. Toutefois, c'est le passage obligé pour aller prendre l'avion, d'où notre présence ici.
Et oui, notre épopée sur les terres indonésiennes s'achève ici.
Pour conclure celle-ci, je dirais que l'Indonésie est un pays à visiter sans se presser. Mieux vaut rester plusieurs jours au même endroit pour rencontrer des gens, essayer de participer à leurs cérémonies et se relaxer. Si c'était à refaire, nous n'aurions probablement pas loué de voiture et aurions circulé en shuttle bus. Ce système de transport est largement abordable et évite de passer de longs moments sur les routes qui sont souvent dans un mauvais état et comportent très peu d'informations sur les itinéraires à prendre. Il faut aussi se préparer à casquer pour tout et à tout négocier. Bien évidemment, tout le monde se fait voir au moins une fois. Il faut savoir garder le sourire en toute circonstance même si parfois, ces négociations nous énervent et nous paraissent injustes. Le tourisme a pourri un peu les indonésiens qui voient des dollars partout. Il est parfois difficile de discuter avec eux d'autre chose que les trucs qui veulent nous vendre. Dès qu'il y a une opportunité de faire de l'argent il la prennent. Prendre en photo une personne ou un monument coute de l'argent au touriste. Accéder à un village aussi. Rien n'est gratuit et c'est parfois énervant. Ceci dit, il est vrai que les indonésiens sont pauvres. Ils ne reçoivent aucune aide de l'État. Rien que l'école est très chère pour eux. Beaucoup de gamins travaillent dès 6 ans soit pour payer leur scolarité , soit parce que ils ne peuvent pas aller à l'école pour faute de moyen. Il en est de même pour les soins. Aller chez le docteur coute une fortune et la sécurité sociale n'existe pas ici. La plupart des indonésiens travaillent dans le tourisme et vendent n'importe quelles bricoles. Les plus rapaces ne font rien à part coller les touristes, les suivre jusqu'à l'hôtel et une fois arrivé à celui-ci, prétendre que ce sont eux qui leur ont trouvé l'hôtel et ils se prennent une belle commission sur le dos des touristes. Tout cela ne sont que les petits désagréments du voyage mais néanmoins, la plupart des indonésiens sont très gentils, une fois que l'on a réussi à dépasser le stade de la négociation.
Cote budget, la vie n'est pas chère en Indonésie. Un plat typique coute en moyenne 30,000 Rp (environ 2,5 euros) et une nuit à l'hôtel pour 2 entre 100,000 Rp et 300,000 Rp (soit entre 7 et 21 euros), tout dépend de l'hôtel. Pour 300 000 Rp, on a une belle chambre dans un hôtel luxueux avec piscine. Pour 100 000 Rp, on a une bungalow correcte mais il faut veiller à la propreté. Pour cela, nous avions emmener des sacs à viande très pratiques pour éviter de dormir dans des draps suspicieux. En gros, en comptant les extras (transport, expéditions,...), il faut compter en moyenne un budget de 30 euros par jour par personne (y compris l'hôtel).
Concernant les lieux à faire, nous avons beaucoup aimé Kuta lombok, Lovina Beach, les Gili (surtout Gili Air) et Kuta Lombok donc aucun regret quand à nos choix de destination. Les paysages indonésiens sont magnifiques et très verdoyants. Il est facile de se perdre dans les petits chemins et d' aller se promener dans les rizières ou sur des plages désertes..
Bref, pour conclure, nous avons vraiment adoré l'Indonésie et conseillons ce pays à tous les globe-trotteurs qui seraient amenés à lire notre blog.
Maintenant, retour au pays des kangourous. L'Australie de l'Ouest et les Territoires du Nord sont nos prochaines étapes.
Kuta lombok est une petite ville cotière située au sud de Lombok. Nous nous attendions à trouver une mini version de kuta Bali mais ca en est loin. Le village n' est composé en fait que d' une seule rue autour de laquelle deux-trois resto et quelques guesthouses se partagent les bas cotés. Kuta est un spot de surf donc la plupart des touristes (ils sont tres peu) viennent pour surfer. Nous avons loué un scooter pour découvrir les environs de Kuta.Rien de tel pour nous plonger dans des endroits reculés et des lieux plus authentiques, des villages ruraux ou peu de touristes osent se perdre. Ces villages se composent de simples habitations construites en feuilles de bananier tressées surmontées d'un toit de chaume la plupart du temps délabré. Une unique route jonchée d'aspérités les traverse. Les enfants partagent les trottoirs avec les chèvres, les poules, les buffles et les chiens errants aux cotes saillantes et aux airs de hyène. Des femmes portant sur la tete des sacs de condiments sans doute plus lourds que leur propre poids, arpentent les routes à la recherche de potentiels acheteurs. A l'orée du village, des champs de rizières d'où l'on peur voir émerger les chapeaux pointus des travailleurs, s´etendent jusqu'à l'horizon. Puis, au fil de la route, le paysage se méthamorphose...une plage apparaît. Celle-ci forme une anse bordée de collines verdoyantes. Quelques noix de Coco échapées des nombreux cocotiers qui longent la plage viennent ci et là troubler la pureté blanche du sable. Qualques gamins s'éclaboussent en riant aux éclats. Les plus agés, des ados sans doute en pleine puberté, intrigués par notre présence s'amusent à nous prendre en photo, peu habitués voir une femme en maillot de bain sans doute (nous sommes en pays musulman). A l'horizon les rouleaux d´eau s'effondrent dans un fracas cahotique dont l'echos n'effraye en aucun cas deux surfeurs australiens qui partent tater les remous. Plus loin, les chèvres en liberté broutent les quelques touffes d'herbes qui émergent du sable granuleux. Les ombres des barques de pecheurs se dessinent dans l'horizon brumeux mystifié par les couleurs du crépuscule qui annonce une belle fin de journée pour nous.

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